• POSE d'une deuxième hausse .

    POSE D’UNE SECONDE HAUSSE . Question :   Au-dessus ou en-dessous de la première ?

     

    Que choisir …. ? Si nous observons une colonie dite « naturelle » logée dans une ruche fixe , tronc d’arbre ou un vieux tonneau nous voyons que les bâtisses sont accrochées au plafond et que la seule possibilité pour les abeilles de construire c’est vers le bas ! Ce n’est pas un choix puisque c’est le seul !  

    Au fur et à mesure des récoltes, le miel est , en priorité, placé au-dessus du nid à couvain afin qu’il puisse être au chaud pour pouvoir être consommé par grands froids. Petit à petit le miel repousse le couvain vers le bas ce qui réduit considérablement , à certains moments, le champ de ponte de la reine et cela mène tout droit à l’essaimage qui est bien le dessein  primordial de Dame Nature qui veut des abeilles pour féconder les végétaux … la production de miel n’est pas son premier souci ! Ceci ne fait pas l’affaire de l’apiculteur qui compte, lui, sur  une production récompensant ses efforts. Si on donne aux abeilles la possibilité de construire vers le haut elles le font avec empressement pour y loger la récolte qui ,à ce moment là, n’ira pas encombrer le nid à couvain ; la ponte peut s’y poursuivre ; l’essaimage est moins à craindre, donc la production sera accrue. Grande incidence aussi pour l’hivernage car un « nid bloqué » par le miel est très néfaste . Pour deux raisons  ; la première c’est que la ponte sera réduite, voire arrêtée précocement, ce qui entraîne un manque de jeunes abeilles programmées « hiver » ( compromettant ainsi l’existence même de la colonie au printemps) ; la seconde c’est que par temps très froid les abeilles se serrent les unes contre les autres et s’enfoncent dans les cellules vides, de part et d’autre d’un cadre ayant contenu du couvain, pour former une boule bien compacte afin de limiter les pertes de chaleur . Si elles sont obligées de rester dans les ruelles, elles ne peuvent lutter efficacement. Il est bon aussi de rappeler que les cadres « noirs » ont un rôle d’isolation important contrairement aux cadres « blancs » n’ayant pas contenu de couvain.

     Par bonne miellée une hausse peut être remplie en une semaine et il y a lieu d’en poser une deuxième voire une troisième ! La question est donc  : où la poser ? Sur ou sous la première hausse ? Les abeilles n’apprécient pas la présence d’ un vide au-dessus du couvain ; ce vide de la première hausse est comblé par du miel rapidement et forme pour les butineuses un plafond qu’elles rechignent à enjamber pour remplir la seconde si cette dernière est posée ensuite dessus. ;elles privilégient en ce cas l’engrangement vers le bas donc dans le nid et c'est ce qu'il faut éviter. En bonne logique nous devons donc poser cette deuxième hausse vide en dessous de la première pleine ; juste au-dessus du nid à couvain. Ceci demande un travail assez important ainsi que, bien souvent, du coulage de miel (ponts de cire arrachés ) et abeilles écrasées…quand ce n’est pas la reine !

     Une autre manière de faire est de récolter la première hausse et de la remplacer ou sortir quelques cadres seulement, au fur et à mesure de leur mûrissement, afin d’apporter la place nécessaire.

    La création d’une sortie supplémentaire dans chaque hausse (trou de 35mm) aide à l’engrangement du miel hors le nid à couvain et assure une meilleure ventilation ce qui ne peut que faciliter le mûrissement du nectar et restreindre l’essaimage.

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